Quatre réseaux, quatre bonnes raisons. Cinq si on compte la flemme.
Instagram
On a essayé. Le problème, c'est que le seul filtre qui nous intéresse s'appelle le RGPD, et il n'est pas dans l'application.
Nos stories ne durent pas 24 heures mais cinq ans : ce sont les articles de presse cités au dos des cartes.
Insta-grammes de données personnelles : merci, on surveille notre ligne.
Facebook
On a un Face, on a un Book. Séparément. Le Book s'appelle « règles du jeu » et il tient en douze pages.
Meta ? Nous, on ne connaît que la métadonnée, et on préfère qu'elle reste chez toi.
Cambridge Analytica a fait le tour du monde en 87 millions de profils. Nous, on fait le tour de la table en quatre joueurs.
Snapchat
Le fantôme est la chose la plus transparente de toute l'entreprise.
Ce qui disparaît au bout de dix secondes, c'est le message. Pas la donnée. Jamais la donnée.
Chez nous, ce qui s'efface en dix secondes, c'est ta réputation quand tu poses la carte « Fuite massive ».
TikTok
Notre algorithme de recommandation est un dé à six faces. Il est mauvais, mais il ne sait rien de toi.
Quinze secondes pour capter ton attention, quinze ans pour conserver ton profil : le change n'est pas favorable.
Tic, tac. C'est un sablier. On avait annoncé de mauvais jeux de mots, on tient parole.
Nos mèmes, faits maison, sans traceur_
Dessinés en vecteur, ici même. Aucune image importée, donc aucune requête vers un serveur qui n'a rien demandé.
Le consentement libre et éclairé
Tout accepter : un clic. Tout refuser : quatre écrans et un diplôme de droit.
Personne. Absolument personne.
Moi : « j'ai lu et j'accepte les 214 pages de conditions générales »
Ils avaient dit qu'ils étaient sur tous les réseaux
Ils étaient sur la table du salon
Où nous trouver pour de vrai_
Un seul réseau, et encore. Il faut bien un endroit pour parler du jeu aux gens qui ont écrit « Data-Driven Growth Hacker » dans leur intitulé de poste.